Les neurosciences, auxiliaires de justice au service de notre « bien-être juridique » ?

L’engouement pour les neurosciences dans le monde scientifique des années 1990-2000 – « décennie du cerveau » – est à l’origine d’un véritable « boom neuroscientifique »1 , qui se matérialise par la multiplication des disciplines dans lesquelles il y est fait appel. Il était donc légitime qu’au carrefour entre droit et neurosciences, les robes noires croisent les blouses blanches et que naisse une nouvelle discipline : le neurodroit, du néologisme anglais neurolaw.
À travers un voyage scientifico-légal articulé autour des définitions et contexte de ces sciences (A) et de l’utilisation des neurosciences dans notre système juridique (B), nous nous interrogerons sur leur avenir comme aide (ou non) de la justice, l’avocat, le justiciable, au service (ou non) de l’intérêt général, mais aussi de notre « bien-être juridique » et pourquoi pas mental (C).

Carole Delva